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Point de contrôle n°1 : Comment vérifier l'interopérabilité d'une GTB ?

  • 21 juin
  • 4 min de lecture

L'interopérabilité est l'un des points les plus fondamental du Décret BACS.



Lors des premières inspections BACS, nous constatons régulièrement la même confusion :


"Tous les équipements du bâtiment doivent-ils être raccordés à la GTB ?"

La réponse est non.


Le décret BACS n'impose pas de connecter systématiquement tous les équipements techniques présents dans un bâtiment. Dans les bâtiments existants pour lesquels le temps de retour sur investissement (TRI) de l’installation du BACS est inférieur à 10 ans, sont reliés au BACS le ou les systèmes de chauffage ou de climatisation, raccordés ou non à un système de ventilation, dont la puissance nominale utile est supérieure à 70 kW et tous les systèmes techniques pour lesquels la connexion est réalisable avec un TRI inférieur à 10 ans :

  • ventilation

  • production d’eau chaude sanitaire

  • éclairage intégré

  • production d’électricité sur site



Ainsi, si le bâtiment est assujetti et qu’il justifie d’un TRI inférieur à 10 ans pour le raccordement des systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation mais que le TRI est supérieur à 10 ans pour le raccordement des systèmes d’éclairage intégré et de production d’énergie, alors seuls les systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation doivent, au sens du décret, être raccordés.

L'objectif est simple : permettre à la GTB d'assurer un pilotage énergétique cohérent, de suivre les performances des installations et de détecter les dérives de fonctionnement.



1. Ce que dit la réglementation sur l'intéropérabilité


Le Décret BACS impose que le système d'automatisation soit capable de communiquer avec les systèmes techniques concernés afin d'assurer notamment :

  • le suivi des consommations ;

  • le pilotage des installations ;

  • la détection des pertes d'efficacité énergétique ;

  • l'aide à l'exploitation.


Il est toutefois important de rappeler que la réglementation fixe un niveau minimal d'exigence.


La FAQ officielle du ministère précise notamment que toutes les fonctions décrites dans la norme NF EN ISO 52120 ne sont pas obligatoires. Les fonctionnalités exigées sont uniquement celles prévues par le Code de la Construction et de l'Habitation.


Autrement dit :

Une GTB n'a pas besoin de tout piloter pour être conforme. En revanche, les systèmes techniques concernés doivent pouvoir être intégrés lorsqu'ils relèvent du champ d'application du décret.

2. Comment le vérifier sur le terrain ?


C'est ici que commence réellement le travail de l'inspecteur.


L'interopérabilité ne se vérifie pas en regardant uniquement la supervision.


Il faut comparer :

  • les équipements réellement présents dans le bâtiment ;

  • les équipements effectivement raccordés à la GTB.


Cette comparaison réserve souvent quelques surprises.


Il faut donc commencer par faire un inventaire des équipements présents sur site.


L'application ConformBACS vous guide et structure votre inventaire sur site.


Exemple équipement : chaudière au gaz De Dietrich C 230-170 Eco de 179 kW, inspecté et actuellement non raccordé, situé dans la chaufferie entre la Mairie et le logement.
Exemple équipement : chaudière au gaz De Dietrich C 230-170 Eco de 179 kW, inspecté et actuellement non raccordé, situé dans la chaufferie entre la Mairie et le logement.

Cas terrain n°1 : une production d'ECS indépendante


Prenons un bâtiment tertiaire équipé :

  • d'une chaufferie supervisée ;

  • d'une ventilation pilotée par la GTB ;

  • d'une production d'Eau Chaude Sanitaire disposant de son propre régulateur local.


Lors de l'inspection, aucune information concernant la production d'ECS n'est visible sur la supervision.

L'installation fonctionne parfaitement.

Pourtant, le pilotage de cette production reste totalement indépendant.


Dans ConformBACS, ce type de situation pourra généralement être qualifié de :

🟡 Interopérabilité : Partiellement



Cas terrain n°2 : une CTA autonome


Une centrale de traitement d'air dispose de son propre régulateur.


Depuis son afficheur local, l'exploitant peut :

  • modifier les consignes ;

  • consulter les températures ;

  • acquitter les défauts.


En revanche, aucune de ces informations n'est remontée dans la GTB.


Dans ce cas, l'inspecteur devra se poser plusieurs questions :

  • Existe-t-il une liaison de communication ?

  • La CTA est-elle réellement intégrée à la GTB ?

  • Les informations utiles au pilotage énergétique sont-elles accessibles ?


Une CTA autonome n'est pas automatiquement synonyme de non-conformité (consommation énergétique <5%, TRI du raccordement >10 ans), mais elle constitue un point de vigilance qui devra être analysé au regard des exigences du bâtiment et de son niveau d'intégration.



Les questions que se pose l'inspecteur

Pendant sa visite, l'inspecteur peut notamment vérifier :

✔ Les principaux équipements techniques sont-ils visibles depuis la GTB ?

✔ Les alarmes remontent-elles dans la supervision ?

✔ Les consignes peuvent-elles être pilotées depuis un système central ?

✔ Les horaires de fonctionnement sont-ils coordonnés ?

✔ Les informations nécessaires au suivi énergétique sont-elles disponibles ?


Ces vérifications reposent sur l'observation de l'installation et sur les échanges avec l'exploitant. Elles ne nécessitent pas forcément d'accéder au programme des automates.


3. Comment mettre une installation en conformité ?

Une non-conformité sur l'interopérabilité ne signifie pas nécessairement qu'il faut remplacer les équipements existants.

Dans de nombreux cas, des solutions techniques permettent d'améliorer l'intégration des systèmes.


Selon les installations, cela peut consister à :

  • identifier et valider les équipements qui resteront isolés de la GTB forcés de constatés que la consommation d'énergie est mineur ou le TRI >10 ans ;

  • raccorder les équipements disposant déjà d'une interface de communication ;

  • mettre en œuvre une passerelle lorsque cela est techniquement pertinent ;

  • intégrer les informations utiles dans une supervision commune ;

  • compléter le paramétrage des automates afin de permettre un pilotage coordonné des différents systèmes techniques.


Le choix de la solution dépendra naturellement de l'architecture existante, des équipements en place et des objectifs du propriétaire.


Le conseil de l'équipe ConformBACS

Sur le terrain, les difficultés d'interopérabilité proviennent rarement des équipements eux-mêmes.

Dans la majorité des cas, elles sont liées à l'histoire du bâtiment :

  • extensions successives ;

  • rénovations par lots indépendants ;

  • changement de mainteneur ;

  • remplacement d'un équipement sans intégration à la GTB existante.


Avant d'envisager le remplacement d'une installation, il est souvent utile de réaliser un état des lieux précis des équipements déjà communicants. Beaucoup disposent déjà d'interfaces exploitables qui n'ont simplement jamais été intégrées à la GTB. De plus avec l'arrivée de l'IoT de nouvelles solutions existent sans travaux lourds pour rendre communicant et intéropérable vos installations.


Comment ConformBACS vous accompagne ?

Dans l'application ConformBACS, ce point de contrôle vous guide pour analyser l'interopérabilité de votre installation.

Vous pouvez qualifier le niveau d'interopérabilité (Oui, Partiellement ou Non), documenter vos observations, ajouter des photographies justificatives et rédiger vos commentaires.

Ces informations sont ensuite intégrées automatiquement au rapport d'inspection afin de justifier votre analyse et de formuler des préconisations de mise en conformité.




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